L’ontologie sémantique et le référencement des mots

Force est de constater que le mot « sémantique » s’utilise à tort et à travers pour définir un avenir utopique du référencement. Ok, mais là où ça me pose problème c’est qu’ils parlent de balisage html d’attributs sur ces balises, pour ma part c’est de la branlette cérébrale. Une poigne bien secouée rédigée et réécrite par ci par là par des blogueurs qui trouve là un nouveau sujet pour étaler leur science du référencement, science par le saint esprit googlesque de leur blog à 0.03% de CTR. Ces même Blogueurs qui sont souvent  incapables de produire  plus de 5pages complétement valide W3C , vont nous faire croire qu’ils maitrisent le balisage providentiel qui propulsera un jour lointain leur site sur la pointe des serpes du diablotin.

La sémantique des mots c’est quoi?

Je pense que je vais m’attaquer à une définition qui mériterait bien une thèse, j’en suis incapable, je veux juste vous présenter un nouveau facteur à prendre en compte dans votre référencement, merci d’être indulgent :P

Sémantuque du soleil

Les mots lumière, chaleur, vie, astrologie, Lune, jour, Dieu, rayon, hydrogène et éclipse sont des mots du premier cercle sémantique du mot « soleil ».
C’est la logique d’un texte, si demain nous réalisions le parfait générateur de contenu il devra avoir comme première boucle la génération des mots les plus employés autour des mots du sujet. En réalité il n’y a rien de mystérieux, c’est simplement les mots les plus employés avec un ou des mots donnés. Une page qui parlera du « soleil », ou plutôt la moyenne des pages qui parleront du « soleil » pourront contenir en moyenne les mots « lumière, chaleur, jour, vie, astrologie, rayon, Lune etc.. ».

Voilà comment Google arrange la sémantique du web, amis blogueurs vous n’aviez rien compris à la déclaration de MattCutts, il ne parlait pas du balisage de vos blogs, mais bien d’une nouvelle façons d’analyser la chose la plus importante dans un site « son contenu ». C’est là le nouveau facteur de l’algorithme de Google, Google le super calculateur a fait une moyenne des rapports entre les mots, il est capable aujourd’hui de lire une page web et de savoir si son contenu est intéressant ou non, il est capable de savoir si le sujet traité est traité dans son ensemble ou non.

Alors comment exploiter ce truc bizarre pour le référencement?

Pour moi la sémantique ne fait pas forcément la position, et encore c’est à vérifier car j’ai sous le coude quelques exemples troublant de pages perdues loin du Pagerank de la homepage qui se place mystérieusement tout en haut des résultats alors que les collègues de cette page rame comme des barges avec quelques milliers de backlinks, je pense qu’un texte sémantiquement bien agencé est vecteur de trafic, je pense que jouer sur la sémantique des mots c’est éviter les filtres de suroptimisation, tout en jouant d’un pseudo bourrage sémantical aurait les mêmes résultat qu’un keyword stuffing des années 2000.

L’intérêt de manipuler cette sémantique est dans les référents, lorsque vous faites un site connexe à votre page pour la référencer, si vos textes sont sémantiquement complet ils vont obtenir un point de qualité dans l’algorithme de Google, ce point qualité sera vecteur de popularité dans les liens que vous y placerez, c’est donc très important de sémantiquer au mieux vos pages référentes.

Mais bon, au final c’est même pas la peine de se faire chier avec ça, c’est simple de jouer de la sémantique, il faut tout simplement faire un texte complet sur le sujet que vous visez, et le faire le plus naturellement possible, basta le keywordStuffing, basta l’écriture SEO, basta les conneries qu’on vous raconte, le bourrage de mot clef attire les filtres, le sémantique stuffing attire la bénédiction de Godgle ;)

Je pense que si Georges Perec le plus grand joueur de mots était encore vivant il serait une star du SEO !

PS: après avoir fait quelques recherches je viens de m’apercevoir que le terme le plus adéquat serait « ontologie sémantique » :D un peu trop compliqué à définir pourquoi, mais c’est la preuve certaine que chez Google c’est des tronches !

5 comments

  1. Ne pas se prendre la tête et fournir un contenu de qualité qui naturellement va obéir aux règles dont tu parles… Je suis d’accord avec cela.
    Cependant, un brin d’insertion de keywords parallèles, des variantes, qui restent sur la même base littéraire n’est pas un mal.
    Exemple: voiture, voiture de sport, voiture pas cher…
    je pense que cela renforce l’importance du sujet principal de la page (voiture).
    Mais il ne faut pas abuser de ce genre de choses pour ne pas de tomber dans le keywordStuffing dont tu parles.
    Qu’en penses tu?

  2. Salut Vincent,
    quand on voit certain résultats de Google on se demande bien s’il lutte vraiment contre la sur-optimisation.

    Je pense que là il faut bien différencier « trafic » et « position », si le but de la presta SEO est d’obtenir des positions il faudra keyword stuffer c’est sûr, je vois pas comment faire autrement, mais si le client cherche le trafic, ou si le SEO cherche à linker, il faudra à mon avis oublier tous stratèges d’optimisation et laisser faire la nature. Le calcul d’une position par Google a tellement de facteurs qu’il ne peut pas se résumer essentiellement à son contenu, on le voit tous les jours, le contenu ne fait pas la position, le contenu peut pousser la position mais sur la page ça n’est pas le facteur principal. ..dans ses référents sans doute, et justement je pense que c’est là ou un bon dessin du sujet apporte un bonus de ranking.

    Pour une page qui servira de linkeur, on sait pertinemment que le but n’est pas de se positionner, bien au contraire plus c’est discret mieux c’est, mais pourtant le trafic sur ces référents est quand même important, gage de qualité pour Google. Les sémantique stuffer, pourra être une très bonne solution qui donnera de meilleurs résultats plus discret (relativement) et donc plus efficace.

    Je pense qu’une position s’attribue en fonction de points, un point pour le H1, 3 points pour le title, avec des bonus qu’on a du mal à identifier, un référent qui aura un texte sémantiquement bien agencé enverra des points supplémentaires dans un lien, là ou un annuaire apportera 1 point, un lien contextuel dans une page keyword stuffée enverra 2 points, et 5points pour un lien dans une page sémantiquement stuffée..

    Une page qui chasse un mot clef générera beaucoup moins de trafic qu’une page qui chasse un sujet, maintenant c’est sûr que pour monétiser il sans doute mieux de chasser le mot clef plutôt que le trafic du chaland.

    Pour ma part je fais de l’Adsense, et mon but premier est de faire de la PAP donc les keywords mois je suis présent, plus je suis discret meilleur se portent mes filtres :D

    Désolé pour le « en vrac » j’espère que tu auras compris ce que je veux dire,
    le bourrage de keyword a encore son utilité, et de toute façon Google ne peut pas filtrer n’importe qui n’importe comment, et encore moins des pages intéressantes contenant ce que le visiteur cherche sous prétexte d’un abus de SEO. Ce dont je voulais parler dans ce sujet, c’est d’un bonus qu’on peut obtenir facilement avec un bon montage des mots, en restant complétement « White Hat » :) Un bonus trafic, un bonus linking.

  3. Je pense sincèrement que le référenceur de demain sera issu des ecoles de lettres, plutot que des ecoles de marketing ou d’informatique.

    Le référenceur devra se poser plusieurs questions/

    1) le mec qui tape « histoire du japon », quel genre de résultats il veut?

    2) comment lui donner ce qu’il veut?

    Le marketing et la technique auront bien évidemment une part très importante à jouer dans la course à la popularité, mais sans un contenu de base de qualité minimum répondant à minima aux exigences de la requête de l’internaute, on ne pourra rien faire.

  4. Tout à fait d’accord, mais c’est de la logique même.

  5. Je pense que nos bons vieux amis (oubliés et chiés dessus) de la Grèce antique nous inviteraient à (re-)lire le Cratyle. Et d’y (re-)découvrir que les mots participent toujours à une instance ontologique qui se trouve, elle, au bout d’un très long chemin sémantique.

    Et le Soleil de l’exemple ici n’est pas à prendre à la légère, ou à la blague, à la lumière du texte d’un auteur lui-même assez éclairé.