Le travail à domicile

Le travailleur échappe à l’image négative de la société moderne résumée par le schéma « boulot-dodo-métro » dans la mesure où c’est lui-même qui planifie son emploi du temps dans la convivialité de son foyer. Il choisit le travail qui doit l’occuper à la différence du processus classique où il exécute des ordres, sans parfois trouver ni goût ni signification à la tâche qui lui est imposée. Il peut, en outre, se sentir (ou être) comme un chef d’entreprise car il est maître de ses mouvements et de ses décisions. De plus, il exécute le travail si la rémunération lui convient, sinon il l’ignore et passe à une autre offre. Dans le meilleur des cas, il fait le travail qui lui plaît dans un local qui est le sien pour un salaire qu’il a librement accepté et qu’il peut augmenter au rythme et/ou au volume de sa production.

Le fournisseur d’emploi, quant à lui, dispose de ressources humaines très élargies qu’il mobilise au mieux dans le temps et dans l’espace. Avec la toile, en effet, le village planétaire prend tout son sens puisque le produit fini demandé arrive de toutes les parties du monde, en temps réel et en faisant fi des distances et des frontières. Le « patron » du 3e millénaire, tout comme au temps du domestic system du XIXe siècle, ne se préoccupe pas des moyens de production. Il met les matières premières à la disposition du travailleur et engrange le produit fini.

Les arnaques de travail à domicile

Toutefois, la description que nous avons faite du travail à domicile est pour le moins biaisée. Chaque chose a, en effet, ses revers et les relations humaines ne sont pas toutes harmonieuses dans cette forme de travail.

Les arnaques existent et les victimes sont beaucoup plus souvent les travailleurs que les fournisseurs d’emploi. Ces pratiques abusives exacerbent l’appât du gain du travailleur à domicile par des offres apparemment alléchantes sources de revenus confortables et rapides, à condition de bien jouer le jeu. Le fait est que, par le moyen de règles bien ficelées où les astuces du marketing embobinent le travailleur, celui-ci se retrouve souvent au rang de vache à lait de ces fournisseurs d’emploi qui, la plupart du temps, se jouent de la légalité derrière un paravent virtuel sur la toile. Ainsi le travail fait gagner de l’argent au fournisseur mais lui-même n’en tire aucun bénéfice.

L’exemple le plus cité dans ce genre de mésaventure pour le travailleur à domicile est le système pyramidal. Une base large de travailleurs a pour mission de trouver des sous-traitants dont le nombre est synonyme de gain pour le fournisseur, et permet à celui qui s’est trouvé des collaborateurs de se hisser à la strate supérieure. Il va sans dire que l’accès aux niveaux les plus pourvoyeurs de bénéfices est fastidieux et hors de portée de ceux dontle sens des affaires est tout juste moyen. Cette remarque est valable pour d’autres exemples, tels que les packs de démarrage où le travailleur à domicile débourse dans l’espoir de se faire, aussi bien des bénéfices que des primes de rendement. Même chose pour la vente directe avec commission. S’il est difficile d’affirmer qu’elle repose sur la tromperie, au moins peut-on dire que le gain est loin d’être assuré, contrairement à ce que l’annonce le laisse croire. En fait, l’arnaque repose surtout sur des arguments psychologiques auxquels le travailleur à domicile est perméable, en l’occurrence, se faire de l’argent (sinon gagner sa vie) dans le confort de son chez soi, sans déployer l’effort requis pour le travail classique.

Déceler la bonne offre de travail à domicile

Quoiqu’il en soit, la toile revêt un caractère que chacun de nous doit accepter : malgré les nombreux côtés négatifs que l’on y rencontre, force est de reconnaître que les offres qui y sont proposées sont autrement plus nombreuses que sur un étal classique. L’embarras du choix est le problème qui guette celui qui y cherche quelque chose.

Sans vouloir verser dans l’ostracisme, il apparaît que chaque offre est destinée à un récepteur bien défini. Il est erroné de penser que n’importe qui peut s’atteler à n’importe quoi sur ce qui est proposé sur la toile et, à plus forte raison, en ce qui concerne le travail. Un minimum d’aptitude, voire un degré de compétences, est requis pour satisfaire une offre et pour que celle-ci génère les avantages que l’on en attend.

Ainsi, pour que les eMails rémunérés génèrent les ressources attendues, celui qui s’y applique doit avoir des capacités de lecture rapide et un sens du discernement pour faire le choix entre les fichiers intéressants et les rebuts. Postuler pour une place de rédacteur exige que le candidat ait des capacités rédactionnelles confirmées et une culture assez conséquente. Soumissionner pour éditer un blog publicitaire requiert l’existence d’une audience déjà existante et extensible à l’avenir pour qu’il rapporte. Revendre sur la toile demande à celui qui s’y essaye de faire preuve d’un choix judicieux de produits (par exemple les titres de e-books) susceptibles d’intéresser les acheteurs et mener campagne pour que l’existence de ces produits soit connue du public. En fait, les exemples ci-dessus cités ne sont qu’une partie infime des offres que le travailleur à domicile peut explorer sur la toile.

Le travail à domicile a une place privilégiée dans le contexte de l’information virtuelle. La généralisation de l’outil de travail tel que l’ordinateur facilite grandement son développement. Il reste pour le travailleur à faire le bon choix quant aux offres qui lui sont faites. Ainsi, entre lui et son « patron » ou ses « clients » existera un contrat gagnant-gagnant. Plus d’infos sur le travail à domicile avec Emploi-Domicile.Biz ou sur le forum du travail à domicile .

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